saison 2 | Ă©p. 5

Le riz sauvage :
une tradition
autochtone

avec Tea Horse

Tea Horse

Balado Steeping Together
- saison 2 | Ă©p. 5

Le riz sauvage : une tradition autochtone

avec Tea Horse

Date :
avril 2022
durée : 1:00:15 voir tous
les Ă©pisodes
Ă©couter sur :

transcription de l'Ă©pisode

Marika de Vienne 0:18

Bienvenue Ă  tous pour un nouvel Ă©pisode de Steeping Together, le balado oĂč nous explorons le vaste monde du thĂ© autour d’une tasse de thĂ© avec des amateurs de thĂ©. Je suis votre animatrice obsĂ©dĂ©e par le thĂ©, Marika, et je suis comme d’habitude complĂštement ravie d’ĂȘtre avec vous tous ici aujourd’hui. Au cours de l’annĂ©e derniĂšre, ici chez Les DAVIDsTEA, notre Ă©quipe du thĂ© a travaillĂ© trĂšs fort pour crĂ©er un thĂ© trĂšs spĂ©cial. Nous avons maintenant des annĂ©es d’expĂ©rience dans l’approvisionnement en thĂ©s et ingrĂ©dients de toute la planĂšte, mais nous voulions travailler pour la premiĂšre fois avec un ingrĂ©dient que nous connaissions trĂšs peu: le riz sauvage. Cet ingrĂ©dient unique et dĂ©licat a une longue et fiĂšre histoire au sein des cultures autochtones d’AmĂ©rique du Nord. Mais en dehors de ces cultures, le riz sauvage est trĂšs mal compris ou rarement utilisĂ© pour faire du thĂ©. Alors pour mieux comprendre cet ingrĂ©dient rĂ©coltĂ© dans des rĂ©gions reculĂ©es, peu connu, absolument dĂ©licieux et tout Ă  fait unique, nous avons avec nous aujourd’hui les propriĂ©taires de l’entreprise de thĂ©, Tea Horse, avec qui nous nous sommes associĂ©s pour donner vie au thĂ© Manoomin Ă  l’érable. Bienvenue Ă  Denise et Mark de Tea Horse!

Marc H. Bohémier 1:28

Salut, comment vas-tu?

Denise Atkinson 1:29

Boozhoo.

Marika de Vienne 1:32

Bonjour! Je suis toujours trùs heureuse de parler à n’importe qui, mais surtout...

Marc H. Bohemier 1:36

Elle a dit boozhoo.

Denise Atkinson 1:36

OK ouais, donc boozhoo est « bonjour » en ojibwĂ©. Oui, donc B-O-O-Z-H-O-O. Donc ça ressemble Ă  bonjour, mais c’est boozhoo.

Marika de Vienne 1:49

Oh boozhoo!
Et l’enregistrement du Zoom, Ă©videmment, parce que nous enregistrons Ă  distance, j’ai absolument, tu sais, tu t’accroches Ă  ce que tu sais, pas vrai? Et j’étais comme, Oh, elle dit bonjour, parce que je suis canadienne-française. Mais boozhoo.

Marc H. Bohémier 2:01

La premiĂšre fois que j’ai entendu boozhoo, parce que je parle tu sais, « franglais », j’ai cru qu’ils me disaient bonjour et j’ai dit, oh, et j’ai rĂ©pondu bonjour jusqu’à ce que je rĂ©alise que c’est boozhoo. L’aĂźnĂ© des anciens qui est dĂ©cĂ©dĂ© il y a quelques annĂ©es m’a appris, mais il a dit que boozhoo est le diminutif de Nanabozho. Nanabozho est l’un des esprits qui changent de forme et qui enseignent aux gens. Donc boozhoo est le diminutif de Nanabozho. Il s’appelait Peter ou Chiefs et il nous a appris que, oui, c’est en fait une abrĂ©viation de, et cela signifie que tu connais les enseignements de Nanabozho.

Marika de Vienne 2:43

Nous sommes Ă  la minute 1 et demie de cet Ă©pisode et j’ai dĂ©jĂ  appris quelque chose de complĂštement nouveau! Je ne pourrais pas ĂȘtre plus heureuse d’ĂȘtre avec vous deux aujourd’hui! C’est incroyable. D’habitude, c’est juste genre, salut, salut, comment ça va? Et vous m’avez dĂ©jĂ , genre, appris un nouveau mot. Ça va ĂȘtre tellement amusant. Merci beaucoup de vous joindre Ă  nous aujourd’hui ! Hum, pourriez-vous vous prĂ©senter comme vous aimeriez qu’on vous prĂ©sente?

Denise Atkinson 3:12

Boozhoo! Je m’appelle Denise Atkinson. Je suis Anishinaabe Kwe et je viens de la Premiùre Nation de Red Rock, dans le nord de l’Ontario.

Marc H. Bohémier 3:22

Et je m’appelle Marc Bohemier, je viens de Winnipeg, au Manitoba. Et, oui, Denise et moi sommes ensemble depuis environ six ans maintenant. Et oui, nous nous sommes rĂ©unis et nous avons lancĂ© Tea Horse en 2017 environ.

Denise Atkinson 3:36

Donc à la fois partenaires de vie et partenaires commerciaux. Oui. Et le thé

Marc H. Bohémier 3:39

Oui. Et les amateurs de thĂ©, j’adore le fait que tu aies dit que tu aimes que ce soit des amateurs de thĂ©, parce que nous ne sommes pas des experts en thĂ©. Nous sommes, nous aimons juste vraiment le thĂ© et les diffĂ©rentes sortes de thĂ©s et les ingrĂ©dients que tu sais, nous les appelons thĂ©, mais peut-ĂȘtre qu’ils ne sont pas tout Ă  fait Camellia sinensis, mais nous aimons l’eau chaude, l’eau froide et les feuilles, les racines et les tiges et tout ça, donc...

Denise Atkinson

Infusé.

Marc

Et du riz sauvage, bien sûr.

Marika de Vienne 4:02

J’adore ça. Oui non, le thĂ© signifie beaucoup de choses. Et je pense que pendant longtemps, il y a eu un certain nombre de contrĂŽles, comme si tu ne connaissais pas le Camellia sinensis, tu n’étais pas un fan de thĂ©, tu n’étais pas un fan de thĂ©, tu Ă©tais juste un fan d’infusions. Et nous savons tous que les infusions et le thĂ© appartiennent Ă  la mĂȘme catĂ©gorie. Si tu retires du plaisir, comme tu l’as dit, de l’eau chaude et des feuilles ou de l’eau chaude et des ingrĂ©dients entiers, tu apprĂ©cies le thĂ©, tu es un amateur de thĂ© et donc oui. Je suis donc trĂšs heureuse de parler avec vous deux aujourd’hui, comme je l’ai dit, car votre entreprise Tea Horse est spĂ©cialisĂ©e dans un ingrĂ©dient trĂšs particulier, un ingrĂ©dient que, jusqu’à la semaine derniĂšre, lorsque je vous ai parlĂ© pour la premiĂšre fois, je pensais comprendre assez bien. Et aprĂšs avoir parlĂ© avec vous pendant environ 15 minutes, je me suis dit : « Oh, le riz sauvage que je connais n’est pas le riz sauvage que nous utilisons ici. » Est-ce que j’ai raison de dire ça?

Denise Atkinson 5:04

Correct. Oui, donc le riz sauvage ou Manoomin, qui signifie en ojibwé « la bonne semence » est indigÚne en Amérique du Nord, une céréale indigÚne en Amérique du Nord et nous utilisons du manoomin vraiment sauvage provenant de régions reculées du nord du Canada.

Marc H. Bohémier 5:24

Oui, une grande partie de ce que nous voyons dans les magasins peut ĂȘtre du vrai riz sauvage ou du riz sauvage cultivĂ© provenant de quelques États du nord des États-Unis et mĂȘme de Californie oĂč ils inondent les champs, les drainent et les cultivent comme une culture commerciale. Donc ce que nous faisons, c’est que nous recherchons spĂ©cifiquement et travaillons avec, si nous le pouvons, nous essayons vraiment de trouver des Autochtones qui font la cueillette au Canada. Et nous travaillons avec des personnes qui rĂ©coltent, et qui sont les gardiens des lacs et des marais dans le nord, le nord-ouest de l’Ontario et le nord du Manitoba. Et maintenant, nous envisageons de crĂ©er des partenariats en Saskatchewan Ă©galement. Alors oui, nous recherchons vraiment le vrai riz sauvage, le vrai manoomin.

Marika de Vienne 6:18

Wow, c’est vraiment sauvage, comme si ce n’était pas, tu sais, une cĂ©rĂ©ale cultivĂ©e. Tu as dit qu’il pousse dans des marais, des lacs, je veux dire, peux-tu me donner une image de ce que ce... oĂč ce riz pousse et comment on le plante, le cultive, juste pour que je comprenne un peu mieux.

Marc H. Bohémier 6:39

Bon, et si je te donnais un aperçu de ce qui nous est arrivĂ© cette annĂ©e lorsque nous sommes allĂ©s dans le nord du Manitoba. Nous avons rencontrĂ© des rĂ©colteurs de riz sauvage. L’un d’entre eux Ă©tait un Autochtone. Nous avons empruntĂ© des routes de gravier, sommes descendus de leurs camions, sommes montĂ©s Ă  l’arriĂšre de vĂ©hicules tout-terrain, des quatre-roues, avons traversĂ© la brousse pendant environ deux kilomĂštres Ă  l’arriĂšre, et sommes arrivĂ©s Ă  une tourbiĂšre flottante, c’est un marais flottant. Donc si tu marches, si tu fais le mauvais pas, tu seras comme en plein dans la mousse flottante et tu iras dans l’eau. Nous sommes montĂ©s dans un vĂ©hicule amphibie appelĂ© Argo, qui nous a fait traverser le marais jusqu’à un vieux canot rempli de sacs, puis il y a un aĂ©roglisseur, comme on en voit dans les Everglades de Floride, qui sort avec une sorte de pelle spĂ©cialement conçue, une trĂ©mie Ă  l’avant. Il parcourt le marais de haut en bas et frappe l’herbe. Le riz sauvage ou manoomin est une herbe des marais, une cĂ©rĂ©ale. Et donc, c’est tout juste si nous y arrivons! OK, et ensuite, aprĂšs qu’il ait roulĂ© de haut en bas dans le marais, la trĂ©mie est remplie de grains, qui ressemblent un peu Ă , je suppose que tu pourrais dire Ă  de l’avoine. Ensuite, nous les rĂ©cupĂ©rons Ă  la main Ă  l’avant dans cette bĂąche Ă  l’intĂ©rieur d’un bateau et nous les ensachons, les scellons, les jetons dans un autre bateau qui est traĂźnĂ© Ă  travers le marais par cet Argo oĂč il les dĂ©charge Ă  la main dans une zone encore sur la tourbiĂšre flottante. Et puis de lĂ , Ă  la fin de la journĂ©e, aprĂšs avoir ensachĂ©, j’ai oubliĂ©, 70 sacs et les sacs pĂšsent environ 60 Ă  80 livres chacun. Nous les avons transportĂ©s et chargĂ©s Ă  l’arriĂšre de ces vĂ©hicules tout-terrain, nous les avons attachĂ©s, nous avons parcouru deux kilomĂštres dans la brousse, nous les avons dĂ©chargĂ©s Ă  la main sur des remorques, et nous avons continuĂ© jusqu’à ce que tous les sacs soient chargĂ©s... environ 60 ou 70 sacs. Et puis Ă  partir de lĂ , on les prend et on les dĂ©charge Ă  la main Ă  l’usine. Et oui, c’est donc un peu ce qu’est le riz sauvage! Non, pas d’histoire inventĂ©e, comme si tu pensais, nous pensions que nous Ă©tions comme des voyageurs, comme un retour en arriĂšre !

Denise Atkinson 9:18

Je veux dire que tu dois aussi comprendre que ce n’est pas la façon traditionnelle de rĂ©colter le riz sauvage. La façon traditionnelle Ă©tait dans des canots avec des bĂątons qui frappaient, tu sais... Frappe le grain.

Marc H. Bohémier 9:28

En faisant tomber le grain dans le canot. C’est ainsi que les Autochtones traditionnels rĂ©coltaient.

Denise Atkinson 9:34

Je veux dire que certains endroits du nord du Minnesota, je crois, le font. Mais dans le nord du Canada, c’est fait par airboat presque exclusivement.

Marc H. Bohémier 9:45

Mais oui, comme Denise l’a dit, les mĂ©thodes de rĂ©colte originales des Anishinaabe ou des peuples autochtones consistaient Ă  pagayer ou Ă  tirer un canot dans l’herbe des marais, puis quelqu’un s’asseyait Ă  l’avant et avec deux bĂątons, un bĂąton dans chaque main, il courbait l’herbe dans le canot, puis la frappait avec un autre bĂąton et faisait tomber le grain dans le canot.

Denise Atkinson 10:08

Mais je veux dire que le traitement est encore trÚs artisanal et manuel. Et ouais, ça demande genre, toucher et sentir, toucher et voir et tu sais...

Marc

Et savoir quand c’est prĂȘt.

Denise

Oui, oui. Et c’est trĂšs similaire Ă  la façon dont le thĂ© est traitĂ©, en fait. Donc tu sais, il y a cette similitude.

Marc H. Bohémier 10:29

Oui, il y a beaucoup de connaissances, beaucoup de choses comme, tu dois vraiment connaĂźtre tes affaires. Et je pense qu’un autre aspect de la chose qui est, qui est aussi trĂšs intĂ©ressant. Contrairement Ă , disons, un champ de blĂ© oĂč tous les grains sont prĂȘts en mĂȘme temps, et ils les rĂ©coltent tous en mĂȘme temps, comme s’ils coupaient le champ. Si quelqu’un est allĂ© cueillir des baies sauvages, que ce soit des myrtilles, des amĂ©lanches sauvages ou n’importe quelle baie sauvage, tu sais, une semaine tu cueilles, tu peux attendre deux semaines, revenir, cueillir d’autre riz sauvage, c’est comme ça. Donc ils peuvent faire plusieurs rĂ©coltes sur le mĂȘme lac, parce qu’ils attendent une semaine ou deux, et ensuite ils vĂ©rifient, oh ils peuvent aller en chercher plus. C’est donc un vĂ©ritable produit sauvage. Ce n’est pas seulement, tu sais, une opĂ©ration unique oĂč ils rĂ©coltent clairement un champ Ă  la fois. On y va, ça a l’air prĂȘt, on prend ce qu’on peut, on attend, on y retourne, on rĂ©essaie. Et puis, tu sais, encore une fois, certains lacs seront rĂ©coltĂ©s trois fois en une saison. Et c’est gĂ©nĂ©ralement Ă  la fin, tu sais, fin aoĂ»t, dĂ©but septembre, c’est un produit ou une plante trĂšs sensible au climat, la tempĂ©rature de l’eau doit ĂȘtre parfaite, les niveaux d’eau doivent ĂȘtre parfaits. Tu sais, il ne faut pas qu’il y ait du vent et de la pluie, car cela ferait tomber les grains au fond du lac. Donc il y a, il y a beaucoup de choses qui doivent ĂȘtre juste parfaites. Oui, il y a beaucoup de variables impliquĂ©es dans tout ça. Et je ne sais pas si je l’ai dit plus tĂŽt, mais c’est classĂ©, tu sais, en anglais c’est comme un produit forestier non ligneux. Donc ça, ça vit dans cet espace entre l’eau et la terre, c’est une bande de bontĂ©, tu sais, qui existe lĂ . Et il est lĂ  pour les Ă©lans et les oies qui s’en nourrissent, qui le mangent au fond, tu sais, et donc il nourrit plus que les ĂȘtres humains, il nourrit le marais. Et je vais te dire quelque chose qui est tout simplement incroyable. J’ai un solide bagage agricole provenant des prairies. Mais quand la premiĂšre trĂ©mie de riz sauvage est revenue avec cet aĂ©roglisseur, la vie lĂ -dedans, les insectes, les libellules, les coccinelles, comme les moustiques, comme les mouches, c’était... ça grouillait de vie. Je veux dire, pour voir ça, surtout les gens qui n’ont pas l’occasion, tu sais, les gens vivent dans les villes et n’ont pas vraiment l’occasion de sortir dans les rĂ©gions Ă©loignĂ©es du Canada pour voir ça. Tu vois, comme si c’était la vraie vie. Et j’ai dit Ă  certaines personnes depuis ce moment-lĂ , et je suis un gars assez spirituel. Mais j’ai dit que si tu ne crois pas en Dieu, si tu ne crois pas en cela, ce n’est pas grave. Mais quand tu vois la vie et la diversitĂ© des ĂȘtres et des crĂ©atures et des plantes qui existent dans cette seule trĂ©mie de riz sauvage, c’est juste, c’est juste Ă©poustouflant. Et ce sont les endroits que nous devons sauvegarder, et ce sont les endroits auxquels tu penses, tu sais, le marais et des termes comme « assĂ©cher le marais » et dans ce marais, ce sont les filtres de l’eau. C’est les filtres, l’air est bien, l’écosystĂšme c’est le filtre de l’écosystĂšme, c’est juste pour voir que la vie est juste incroyable. C’est une longue rĂ©ponse, mais c’est parce que c’est vraiment, tu sais, comme un changement de paradigme de voir ça, tout en ayant dĂ©jĂ  ce sentiment au dĂ©part, comme Denise et moi, nous aimons ĂȘtre dans les bois et nous aimons la nature, nous aimons la nature, nous connaissons notre lien, mais voir ça et mettre tes mains dans cette trĂ©mie pleine de riz sauvage et tout ce qui va avec. Et de savoir comme, wow, tu manges quelque chose qui est juste spĂ©cial.

Marika de Vienne 14:19

Hum, j’ai la chair de poule en ce moment. J’ai vraiment, je suis en train de me rĂ©installer parce que j’ai la chair de poule, parce ce que tu... Je veux dire, merci pour ça, pour avoir peint ce tableau, pour avoir racontĂ© cette histoire. Ce que vous avez dĂ©crit est quelque chose que j’ai eu le grand privilĂšge de rencontrer auparavant, mais jamais sur le territoire ou dans le lieu que vous avez dĂ©crit, Ă  savoir tomber sur un terroir unique. Il y a tellement de facteurs qui entrent dans la composition de ce grain, de cet ingrĂ©dient, et il doit faire – pour moi, le terroir est, je veux dire, nous parlons du terroir comme Ă©tant la terre, l’emplacement, la gĂ©olocalisation de celui-ci, et ce que les Ă©lĂ©ments particuliers ou le climat vont apporter Ă  un produit spĂ©cifique. Mais le terroir est aussi intrinsĂšquement liĂ© aux connaissances des gens qui le font depuis des siĂšcles, sans savoir qu’il faut plier le roseau, puis le frapper, tu sais, les grains dans le bateau, sans savoir qu’on ne peut pas tout cueillir ou rĂ©colter en mĂȘme temps, qu’il faut cueillir les grains quand ils sont Ă  leur potentiel optimal de saveur et de nutrition. Savoir que tu dois utiliser certains types de transport pour te rendre lĂ  oĂč tu vas afin de ne pas endommager la zone et protĂ©ger le produit, et avoir une comprĂ©hension et un respect pour l’autre, pour la piĂšce de puzzle manquante dans l’écosystĂšme que cet ingrĂ©dient fournit, des insectes aux autres animaux qui sont lĂ . Je veux dire, vous m’avez coupĂ© le souffle. Vous m’avez coupĂ© le souffle. C’est, c’est quelque chose que je n’ai pas vĂ©cu depuis des annĂ©es et je veux juste vous remercier pour, pour avoir partagĂ© ça avec moi parce que c’est une, c’est une expĂ©rience unique et singuliĂšre. Mais j’avais l’impression d’y ĂȘtre. J’ai vraiment, tu sais, mĂȘme quand tu as dit moustiques, j’ai un peu tressailli, comme oh oui, c’est vrai, eux !

Marc H. Bohémier 16:26

C’était un matin vif et givrĂ©, pas un nuage dans le ciel, un ciel bleu. Et c’était, oui, c’était toute la journĂ©e comme ça. Et plus il faisait chaud, plus on voyait de la vie revenir lĂ  oĂč on se tenait dans le bateau et on l’écopait. On l’écope Ă  la main. Tu sais, alors oui, il y a, tu sais, je suis juste le journaliste. Je ne suis pas, je ne suis pas le peintre, d’accord? Je fais juste un rapport sur ce que j’ai vu, sur les images que j’ai vues, d’accord? Donc

Marika de Vienne 16:54

Je t’en remercie, car c’était, c’était immersif, disons que c’était vraiment, vraiment immersif. J’ai presque envie de rester dans ce moment avec vous. Mais j’ai un travail Ă  faire. Alors je vais continuer! Cet ingrĂ©dient existe depuis des centaines, voire des milliers d’annĂ©es, n’est-ce pas? Alors comment cet ingrĂ©dient est-il entrĂ© dans vos vies? Je sais, Denise, que tu as une relation trĂšs intime avec cet ingrĂ©dient, exact?

Denise Atkinson 17:21

Oui. J’ai donc Ă©tĂ© Ă©levĂ©e dans un foyer traditionnel Anishinaabeg, j’ai passĂ© beaucoup de temps avec mes grands-parents maternels, mes tantes, mes oncles, mes cousins, sur la terre. Mes frĂšres et sƓurs, ma mĂšre. Ma grand-mĂšre Ă©tait une OjibwĂ© trĂšs traditionnelle, elle ne parlait jamais anglais. Nous vivions en ville. Ils vivaient en ville, mais elle avait comme une petite cabane Ă  fumĂ©e dans la cour arriĂšre oĂč elle tannait les peaux, elle Ă©tait trappeuse, elle pĂȘchait, elle, tu sais, elle faisait tout ça. Et j’étais avec elle comme ça, les aliments traditionnels, les thĂ©s traditionnels, le thĂ© du Labrador, le cĂšdre, la gaulthĂ©rie. Donc, le riz sauvage, tous les aliments et boissons indigĂšnes naturels, puis les thĂ©s Ă©taient monnaie courante pour moi. Donc oui.

Marika de Vienne 18:22

Je veux dire, c’est donc une partie de ton ADN, littĂ©ralement, je ne parle pas de ton ADN rĂ©el, mais quand tu grandis, tu sais, quand tu grandis dedans, c’est quelque chose dont tu ne peux pas te sĂ©parer.

Denise Atkinson 18:35

Oui, cela fait partie de moi. Cela fait partie de mon, de mon ĂȘtre.

Marika de Vienne 18:39

J’adore ça. Comment as-tu connu ça Marc, parce que tu as grandi avec, Denise, c’était quelque chose qui faisait tellement partie de ta vie. Je veux juste savoir d’un point de vue extĂ©rieur, parce que je me sens en ce moment un peu comme une outsider. J’ai bu beaucoup de thĂ© du Labrador. J’ai bu un thĂ© au cĂšdre que j’adore. Le thĂ© des bois est absolument l’un de mes cinq meilleurs thĂ©s que je bois toujours et que j’adore. Qu’est-ce qui t’a le plus frappĂ© en commençant l’infusion de riz sauvage ou l’ingrĂ©dient du riz sauvage?

Marc H. Bohémier 19:17

Oh, si nous voulons parler spĂ©cifiquement de la raison pour laquelle nous avons commencĂ© Ă  utiliser le riz sauvage comme quelque chose que nous pouvons mettre dans un thĂ©, c’est arrivĂ© directement parce que, un de nos fournisseurs de thĂ©, dont nous avons parlĂ© plus tĂŽt, nous avions reçu, nous avions reçu quelques Ă©chantillons de, de l’Inde, d’un studio de thĂ© en Inde, un studio de thĂ© spĂ©cial, un studio de thĂ© dirigĂ© par une femme en Inde, oĂč nous avons reçu un Ă©chantillon d’un kukicha qu’ils essayaient de faire, un thĂ© de brindilles. Et Denise, heureusement, a ouvert le paquet et elle l’a regardĂ© et c’était trĂšs brindilles on peut dire Et elle dit, wow, ça ressemble Ă  du riz sauvage et puis on l’infuse et ça ressemble plus Ă  du riz sauvage et puis elle dit....

Denise Atkinson 20:07

Pourquoi ne pas mĂ©langer du riz sauvage avec du thĂ© vert et en faire comme un genmaicha? Parce que le genmaicha a toujours Ă©tĂ© mon thĂ© du matin. Pendant des annĂ©es et des annĂ©es, j’ai toujours bu ce genmaicha. Et puis je me suis dit : « Oui, faisons notre propre version d’un thĂ© de style genmaicha ».

Marc H. Bohémier 20:27

Oui, et j’ai des connaissances assez solides en cuisine et tu sais, alors on a regardĂ© le genmaicha, elle riz est soufflĂ© ou grillĂ©. Donc on savait ça, mais je me suis dit, comment diable allons-nous faire ça avec du riz sauvage, parce que ce n’est pas un riz, c’est un grain! Comme c’est trĂšs, nous devons ĂȘtre trĂšs clairs lĂ -dessus, c’est un grain et non un riz. C’est une erreur d’appellation. Quand les EuropĂ©ens sont arrivĂ©s, ils ont dit que c’était du riz, mais ce n’en est pas, OK. C’est comme je l’ai dit, c’est probablement plus proche de l’avoine que du riz. Quoi qu’il en soit, nous y sommes allĂ©s Ă  fond avec la recherche et le dĂ©veloppement dans notre cuisine et comment le faire rĂŽtir? Il n’existe aucun rĂŽtisseur pour le riz sauvage. Il existe peut-ĂȘtre des torrĂ©facteurs Ă  grains, des torrĂ©facteurs Ă  riz, des torrĂ©facteurs Ă  cafĂ©. Rien ne dit que c’est un torrĂ©facteur pour le riz sauvage, et donc j’ai fait beaucoup de recherches, j’ai fait beaucoup d’essais et d’erreurs dans notre cuisine. Nous avons donc continuĂ© Ă  y travailler et Ă  y travailler. Et j’ai parlĂ© Ă  des torrĂ©facteurs, des maĂźtres torrĂ©facteurs, des torrĂ©facteurs de cafĂ©, des gens de l’industrie du maltage, j’ai parlĂ© Ă  de grandes entreprises de fabrication de torrĂ©faction en France. Oui, dans tous les États-Unis, j’ai tĂ©lĂ©phonĂ© pour essayer de trouver des... J’ai mĂȘme cherchĂ© du pop-corn, du maĂŻs soufflĂ©. Tu sais, les gens aiment le kettle corn...

Denise Atkinson 21:35

Nous avons tout essayé!

Marc H. Bohémier 21:37

À l’exposition locale, comme j’ai regardĂ© la fabrication de kettle corn, j’ai regardĂ©, tu l’as dit, j’ai tout regardĂ©. Mais nous avons un processus exclusif, alors nous ne pouvons mĂȘme pas dire exactement ce que nous faisons. Mais avec tous ces essais et erreurs, toutes ces conversations, en rencontrant les bonnes personnes, nous avons trouvĂ© comment le faire. Mais nous ne pouvons le faire qu’en petits lots. Et cela a Ă©tĂ© notre dĂ©fi. C’est toujours notre dĂ©fi, de trouver comment le faire, mais c’était ça, et ce que nous avons vu venir, tu sais, grĂące Ă  notre travail acharnĂ©, c’est que nous pouvons le faire, tu sais.

Denise Atkinson 22:09

Et c’était vraiment intĂ©ressant et personne d’autre au monde ne le faisait avec du riz sauvage.

Marc H. Bohémier 22:13

Oui, alors dire que c’est un produit unique de mĂ©lange de thĂ© est en fait un euphĂ©misme, car personne dans l’industrie du riz sauvage ne fait ce que nous faisons avec le riz sauvage. Et personne dans l’industrie du thĂ© ne fait ce que nous faisons avec le riz sauvage. Et nous devons ĂȘtre trĂšs clairs en affirmant que nous sommes une entreprise appartenant Ă  des Autochtones et dirigĂ©e par des femmes.

Denise

Majorité.

Marc

La majoritĂ© est due Ă  Denise, tu sais, alors oui, c’est un autre aspect trĂšs important, car grĂące Ă  l’hĂ©ritage de Denise, nous sommes une entreprise autochtone.

Denise Atkinson 22:45

Et nous voulons honorer mon hĂ©ritage. C’est mĂȘme avec le nom de notre thĂ©, ManoominChaℱ, parce que c’est une fusion de l’est et de l’ouest les cultures, manoomin Ă©tant le riz sauvage, cha Ă©tant le thĂ©, nous avons pensĂ© wow, ce serait un super nom, ManoominChaℱ.

Marika de Vienne 23:02

J’adore ça parce que bon, on peut dire, je veux dire qu’on peut dire de qui on parlait. Nous parlons de la boutique de thĂ© Camellia Sinensis parce qu’elle a un studio de thĂ© en Inde et j’ai aussi bu ce Kukicha. C’est un thĂ© vraiment adorable. Et le genmaicha Ă©tant ton thĂ© de prĂ©dilection, Denise, je suis partante. J’adore le genmaicha, c’était un peu, pas l’inspiration, mais presque comme une Ă©tincelle, ça sonne vraiment comme une Ă©tincelle, oĂč tu as pu te voir dans ce produit Ă©tranger et dire, eh bien, nous pourrions faire quelque chose de vraiment intĂ©ressant avec quelque chose avec lequel j’ai grandi et que j’aime, et tu fusionnes vraiment deux mondes ensemble. Et le riz sauvage vient juste de, je bois du riz sauvage depuis que nous avons commencĂ© Ă  enregistrer. Il a un beau corps, il donne un grand corps au thĂ© que tu ne trouves pas seulement avec les feuilles de Camellia sinensis. Et donc c’est si sĂ©duisant !

Denise

Exactement, exactement.

Marc H. Bohémier 24:01

Et en plus de cela, comme nous l’avons fait, tu sais, nous sommes des passionnĂ©s de thĂ©, pas des experts en thĂ©, tu sais, mais nous avons appris au fil des annĂ©es que la CorĂ©e, diffĂ©rents pays asiatiques et le Japon crĂ©ent le bori-cha, un thĂ© d’orge grillĂ©. Donc ça, nous voulons honorer cette idĂ©e alors quand nous avons Ă©tĂ© Ă  quelques salons de thĂ©, les CorĂ©ens, diffĂ©rentes personnes du Japon oĂč ils boivent du bori-cha, tu sais, les gens de diffĂ©rentes parties de l’Asie. Les TaĂŻwanais prennent du thĂ© au millet. Alors quand ils ont bu notre thĂ© au riz sauvage, ils ont dit que c’était comme chez eux. Cela me rappelle le bori-cha, cela me rappelle, tu sais, d’oĂč je viens. Et ils vivent au Canada maintenant. Et c’était l’idĂ©e de dĂ©part de notre entreprise, tu sais, notre logo. Tu sais, si tu as dĂ©jĂ  regardĂ© notre logo, il est en forme de diamant donc il s’agit des quatre directions cardinales dans le monde et, tu sais, l’est et l’ouest et le fait que la feuille de Camellia sinensis a Ă©tĂ© partout dans le monde. Et partout oĂč elle touche, il y a des gens qui vivent lĂ . Et peut-ĂȘtre qu’ils la mĂ©langeront avec leurs ingrĂ©dients indigĂšnes. Et l’autre chose vraiment Ă©tonnante : nous avons rencontrĂ© des gens Ă©tonnants au Festival du thĂ© de Toronto en 2018. Nous avons rencontrĂ© Kevin Gascoyne, nous avons rencontrĂ© Jeff Fuchs, tu sais, des explorateurs de thĂ© extraordinaires. Nous avons appris Ă  connaĂźtre le pu’erh et nous avons appris Ă  connaĂźtre les peuples autochtones qui sont les gardiens de ces grandes forĂȘts de thĂ© du Yunnan. Et la route du cheval de thĂ©, et c’est ce qui a inspirĂ© la raison pour laquelle nous appelons notre entreprise Tea Horse.

Denise Atkinson 25:34

Ainsi que le fait que j’aime les chevaux et que je suis propriĂ©taire d’un cheval.

Marc H. Bohémier 25:40

Et tu aimes aussi les chevaux, et j’adore les chevaux. Alors c’était ça, c’était ça, dĂ©couvrir vraiment tous ces peuples autochtones du monde entier, que ce soit le rooibos, que ce soit, tu sais, la plante Camellia sinensis, que ce soit, tu sais, les racines, que ce soit les cĂ©rĂ©ales, d’oĂč ils viennent, ce que nous trouvons comme dĂ©nominateur commun, c’est que tant de choses sont basĂ©es sur les peuples autochtones de ces terres. Et tant de choses sont basĂ©es sur le fait qu’ils ont toujours Ă©tĂ© les gardiens de leurs terres, et qu’ils ont toujours Ă©tĂ© ceux qui Ă©taient connectĂ©s aux terres. Et quand tu regardes le thĂ©, et quand nous avons parlĂ© Ă  Jeff Fuchs, tu sais, et Ă  Kevin et Ă  des gens qui ont Ă©tĂ© en Asie, dans le monde du thĂ©. Ils ont dit, ils ont tout un dialecte autour du thĂ©, quand tu vas dans le Yunnan par exemple, ce n’est pas juste cha, c’est chaque petit mot nuancĂ© qui dĂ©crit chaque petite nuance de leurs feuilles de thĂ©, tu sais, et de leur terroir. Et quand tu viens au Canada et que tu parles aux Anishnaabe, aux Inuits, eh bien ils ont ce, ces mĂȘmes types de mots pour leurs, comme, leurs liens avec les plantes de leur rĂ©gion, tu sais. Et donc Manoomin, ce n’est pas du riz sauvage, c’est « la bonne semence ».

Denise

Le « bon grain ».

Marc

Le bon grain, il vient de, tu sais, du CrĂ©ateur. Et quand nous disons des mots comme le CrĂ©ateur, ça ne se traduit pas, parce qu’une autre chose trĂšs intĂ©ressante Ă  savoir, presque toutes, ou Ă  peu prĂšs toutes les langues autochtones d’AmĂ©rique du Nord sont toutes basĂ©es sur le verbe. Elles sont basĂ©es sur l’action, n’est-ce pas? Donc il n’y a pas de « ça », tu sais, vraiment utilisĂ©. Donc c’est cette Ă©nergie qui vient de la terre et le terroir avec le riz sauvage est, est plus que juste la terre, le terrain. C’est l’eau... C’est comme, tu sais, le thĂ©? Est-ce du thĂ© de haute montagne, est-ce du thĂ© de basse montagne? Est-ce que c’est sur le cĂŽtĂ© nord, est-ce que c’est sur le cĂŽtĂ© est de la montagne? Sur le mĂȘme lac, le mĂȘme genre de choses s’applique, est-ce que c’est dans la zone ombragĂ©e du lac, oĂč le cĂŽtĂ© nord, tu sais, du lac ne reçoit pas autant de soleil? Est-ce que c’est le cĂŽtĂ© sud qui est, tu sais, donc il y a tous ces facteurs...

Denise Atkinson 27:46

MĂȘme les courants de l’eau feraient une diffĂ©rence.

Marc H. Bohémier 27:50

Oui, tu sais, par oĂč cette eau a-t-elle filtrĂ©, est-elle passĂ©e par une riviĂšre au cours lent dans un lac, a-t-elle filtrĂ© dans un marais? Donc encore une fois, il y a une diffĂ©rence incroyable dans les goĂ»ts et la taille des grains. Et tu sais, ce que, ce que tu vois, tu sais, dans le magasin, bien souvent, c’est une sorte d’uniformitĂ©. Mais en rĂ©alitĂ©, comme nous le disions tout Ă  l’heure, c’est comme quand tu cueilles une myrtille sauvage, eh bien certaines annĂ©es, elles sont super, une semaine elles sont correctes, la semaine suivante elles sont incroyables. Pourquoi? Parce que la tempĂ©rature a changĂ© pendant cette semaine ou ces deux semaines. Et le riz sauvage, c’est pareil, peut-ĂȘtre que lors de la premiĂšre rĂ©colte, les grains sont plus petits, peut-ĂȘtre que lors de la deuxiĂšme rĂ©colte, ils sont plus pleins, tu sais, peut-ĂȘtre qu’il a fait trop chaud et qu’ils ont rĂ©trĂ©ci et se sont ratatinĂ©s lors de la prochaine rĂ©colte potentielle. Alors tu n’as pas pu rĂ©colter, c’est ça. Donc il y a, il y a tellement de choses, il y a le terroir et « l’aqua-oir » je suppose que tu pourrais dire. Si c’est un mot, ce n’en est pas un, mais tu sais, il y a tellement de facteurs qui affectent le riz sauvage et les rĂ©coltes de riz sauvage ne sont pas constantes tous les cinq ans, tu peux avoir deux ou trois rĂ©coltes ou aucune. Et je pense que certaines des autres choses Ă©tonnantes, comme ce que nous avons appris sur les forĂȘts de thĂ© du Yunnan, c’est que les arbres ne poussent pas, les gens en prennent soin, ils savent Ă  quoi s’en tenir avec cette plante Ă©tonnante, les feuilles, les arbres. Ils savent comment en prendre soin et le riz sauvage n’est pas diffĂ©rent. Les peuples autochtones plantaient du riz sauvage et, historiquement et encore aujourd’hui, ils mĂ©langeaient le riz sauvage avec des boules d’argile ou de boue et le jetaient stratĂ©giquement dans les lacs qu’ils voulaient rĂ©colter et attendaient d’ĂȘtre prĂȘts pour cela, et le lac oĂč nous avons rĂ©coltĂ©, je pense que ces deux personnes, dont l’une Ă©tait autochtone, ont mis cinq ans Ă  prĂ©parer ce lac.

Denise

Prendre soin. Préparer.

Marc

Et ils ont continuĂ© Ă  inspecter et ils n’ont rĂ©coltĂ© la premiĂšre fois aprĂšs cinq ans que l’automne dernier.

Denise

Nous Ă©tions lĂ .

Marc

Oui, en 2021. Et encore une fois, c’est quelque chose d’incroyable et c’est ce qui rend la cĂ©rĂ©ale si incroyable. C’est pourquoi le riz sauvage est si Ă©tonnant. C’est parce que c’est un trĂ©sor. Et il faut en prendre soin, tout comme nous devons prendre soin de nos forĂȘts et de nos cours d’eau, nous devons prendre soin de nos marais. Parce que tout cela fait partie de cet Ă©norme systĂšme, n’est-ce pas? Que nous, tu sais, la vie n’est pas noire et blanche. C’est complexe. Mais quoi qu’il en soit, oui, c’est l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale. Je pense que lorsque tu t’impliques dans des produits vraiment authentiques, et c’est ce que je dirai de Les ThĂ©s DAVIDsTEA, ce thĂ©, nous avons crĂ©Ă© un thĂ© incroyable avec des produits naturels, des produits canadiens, des produits non canadiens, nous avons, tu sais, de l’érable dedans et notre riz sauvage et des baies, et tu sais, c’est, c’est, tu sais, nous avons fait de notre mieux, tu sais, pour crĂ©er ce mĂ©lange de thĂ© vraiment incroyable, et c’est vraiment cool. Et il y a aussi du Camellia sinensis, du thĂ© noir.

Marika de Vienne 31:03

Encore une fois, mon cerveau est tellement... Je suis lĂ©gĂšrement dĂ©passĂ©e, honnĂȘtement, parce que la quantitĂ© de facteurs qu’il faut pour que cet ingrĂ©dient arrive Ă  son stade de finition, Ă  son stade de produit. C’est si mĂ©ticuleux et si dĂ©licat. Comme je l’ai dit, c’est tout un Ă©cosystĂšme, ce que vous proposez ici dans cet ingrĂ©dient, c’est tout un mode de vie. C’est toute une histoire. C’est ancrĂ© dans la tradition, mais tu l’amĂšnes vraiment dans l’ùre moderne en le promouvant de la maniĂšre dont vous l’avez fait, grĂące Ă  votre processus de torrĂ©faction exclusif, en l’associant au Camellia sinensis, en le prĂ©servant, je veux dire, ce que vous faites est une forme de prĂ©servation culturelle et d’ingrĂ©dient et je... je ne suis gĂ©nĂ©ralement pas Ă  court de mots. Je veux dire, je ne suis pas quelqu’un qui a du mal Ă  converser! Mais il y a tellement de fils dans tout ce que vous venez d’expliquer que je veux tirer dessus. Parce qu’il fait partie de ta culture, de ton histoire, parce qu’il est si rare et incroyable, comment ta communautĂ© a-t-elle rĂ©agi au fait qu’il soit transformĂ© et mĂ©langĂ© au thĂ©? Ou, tu sais, mĂȘme avec cette collaboration avec Les ThĂ©s DAVIDsTEA? Ta famille a-t-elle pu l’essayer? D’autres personnes ont-elles pu l’essayer? Comme, quels sont leurs avis?

Denise Atkinson 32:31

Je pense que les gens sont juste, tu sais, vraiment surpris que nous l’utilisions d’une telle maniĂšre. Personne n’a vraiment pensĂ© Ă  l’utiliser comme ça, comme lorsque nous commercialisons, lorsque nous faisons du riz sauvage. Tu sais, quand tu fais du riz, il te reste souvent de l’eau en trop? Eh bien, on ne la jette jamais, on la boit ou on l’ajoute Ă  la soupe ou, donc je suppose que beaucoup de gens n’ont jamais pensĂ© Ă  ça. Comme peut-ĂȘtre – ma grand-mĂšre a disparu depuis longtemps – mais peut-ĂȘtre qu’elle le faisait. Elle ne gaspillait jamais rien. Donc il est probable que cela se fait depuis des gĂ©nĂ©rations et que nous ne nous en rendions pas compte.

Marc H. Bohémier 33:09

Oui. Et pour rĂ©pondre Ă  ta question sur les pensĂ©es de la famille de Denise, son oncle nous aide beaucoup, il traduit l’ojibwĂ© en anglais. Et il nous aide avec les mots. Denise connaĂźt des mots, mais nous comptons donc sur son oncle pour nous aider avec les mots.

Denise Atkinson 33:27

Oui, mon oncle aßné. Et ma mÚre était professeure de langues et oratrice!

Marc H. Bohémier 33:33

Oui, donc nous comptons sur sa famille pour nous aider avec la nomenclature, avec les mots, pour essayer de les rendre aussi proches que possible. Et tu sais, certaines choses ne se traduisent pas super facilement, mais nous essayons.

Denise Atkinson 33:48

Et les gens nous ont beaucoup soutenus, tu sais, en reconnaissant que nous mettons en valeur cette belle cĂ©rĂ©ale, cette cĂ©rĂ©ale indigĂšne. Oui, tu sais, il n’est pas simplement rangĂ© dans un garde-manger quelque part. C’est comme le mettre en avant, le mettre en lumiĂšre. C’est comme, regarde, tu peux faire ceci avec, tu peux faire cela, tu peux le boire, tu peux le manger! Comme si, tu sais, il y a... c’est magnifique.

Marc H. Bohémier 34:11

Oui, nous avons aussi beaucoup d’idĂ©es sur lesquelles nous travaillons.

Denise

D’autres produits, d’autres mĂ©langes.

Marc

Tu sais, d’autres produits que nous espĂ©rons... Nous sommes encore une microentreprise et c’est une excellente occasion de travailler avec Les ThĂ©s DAVIDsTEA. Tu sais, c’est comme si j’avais dit aux gens que c’était Dans l’Ɠil du dragon Ă  l’envers, nous sommes comme ce qui se passe, tu sais, et c’est plutĂŽt chouette, que nous ayons eu cette, que nous ayons eu cette grande opportunitĂ© et c’est vraiment pour mettre en valeur les peuples autochtones. Denise va dĂ©tester ça, mais, Denise est une entrepreneuse autochtone au Canada, une femme, et on n’en entend pas beaucoup parler.

Marika

Non, c’est faux.

Denise Atkinson 34:47

Mais tu sais, quand on y pense, ma grand-mĂšre Ă©tait une entrepreneuse. Elle Ă©tait trappeuse, elle vendait les fourrures. Quand elle ramassait des bleuets, elle en ramassait beaucoup, elle en vendait en ville, tu sais. Mais ma mĂšre, je veux dire, elle est allĂ©e Ă  l’universitĂ© et elle Ă©tait enseignante, elle a Ă©tĂ© la premiĂšre de sa famille Ă  obtenir un diplĂŽme postsecondaire, tu sais, donc elle Ă©tait, elle Ă©tait aussi une pionniĂšre. Et je pense que, de bien des façons, je suis une pionniĂšre.

Marc

Oui!

Marika de Vienne 35:20

Tu es absolument, non, absolument une pionniĂšre! Et mĂȘme pour en revenir Ă  ce que tu disais sur le fait que tu n’étais pas sĂ»re que ta grand-mĂšre utilisait l’eau du riz ou autre, tu sais cela grĂące Ă  la connaissance gĂ©nĂ©rationnelle, ces choses ne sont peut-ĂȘtre pas transmises de maniĂšre acadĂ©mique ou systĂ©mique, mais le fait que tu penses mĂȘme Ă  faire cela, peut-ĂȘtre Ă  l’ñge de cinq ans, tu l’as vu se produire, tu sais?

Denise Atkinson 35:45

Oui, probablement. Et ma grand-mĂšre ne me parlait qu’en ojibwĂ©. Et j’ai compris, tu sais, et je ne sais pas si je lui ai rĂ©pondu, je l’ai probablement fait, parce que tu sais, une fois que tu commences l’école, tu adoptes la langue qui est lĂ , c’est-Ă -dire l’anglais. Mais, tu sais, mĂȘme maintenant, quand mes proches parlent, je peux capter, je sais ce qu’ils disent, tu sais.

Marika de Vienne 36:10

Bien sĂ»r, mon histoire est un peu diffĂ©rente, mais mes enfants ne me parlent jamais en français, mĂȘme si j’essaie trĂšs fort! Mais je sais qu’ils comprennent ce que je dis. Mais je pense que, tu sais ouais, ta grand-mĂšre Ă©tait une entrepreneuse, absolument. Ta mĂšre Ă  sa façon, absolument. Ces choses se transmettent, on ne peut pas le nier, et le fait que tu poursuives cette mission est tellement beau et doit ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©. Tu sais, quand tu fais partie d’une minoritĂ©, tu dois parler un peu plus fort que les autres pour ĂȘtre entendu. Et ça peut ĂȘtre, en tant que femme queer de couleur, je suis d’accord avec toi, il faut parfois ĂȘtre un peu plus osĂ©, un peu plus fort et un peu plus fier. Mais c’est pour te donner la fiertĂ© de ce que tu fais, mais aussi pour Ă©lever les autres. Il y a tellement d’autres crĂ©ateurs et entrepreneurs et de personnes qui ont besoin d’entendre ta voix et qui ont besoin de savoir que tu es lĂ  pour innover et changer, mais sans renier tes traditions. Tu l’apportes. C’est si prĂ©cieux et si important. Et je sais que tu as dit que tu Ă©tais comme, Dans l’Ɠil du dragon inversĂ© en collaborant avec Les ThĂ©s DAVIDsTEA, tu n’as pas idĂ©e de l’excitation qui rĂšgne dans ce bureau depuis un an.

Denise

Oh, c’est incroyable.

Marika

Pour ce projet. Je veux dire, nous sommes, nous travaillons avec des ingrĂ©dients tout le temps. Nous parlons tout le temps d’ingrĂ©dients. Mais il y avait quelque chose de spĂ©cial, nous savions tous qu’il y avait quelque chose de spĂ©cial dans ce projet. Et juste de notre cĂŽtĂ©, quand j’ai commencĂ© Ă  entendre parler de, nous allions commencer Ă  incorporer cet ingrĂ©dient. Je me suis dit, OK, oĂč est-ce qu’on va le trouver? C’est tellement bon. Je ne sais pas, c’est tellement bon!

Denise

C’est vraiment le cas.

Marika

C’est vraiment le cas! Je veux dire, tu sais, nous parlons de nos thĂ©s, comme nous aimons nos thĂ©s, nous avons tellement de thĂ©s, ils sont tous comme nos enfants. Le Manoomin Ă  l’érable est vraiment entrĂ© dans mon quotidien maintenant. Et je pense que c’est, non seulement c’est juste une trĂšs bonne tasse, surtout le matin pour moi, c’est lĂ  que j’aime le boire. Mais maintenant que tu en sais tellement plus sur l’ingrĂ©dient, tu ressens quelque chose de plus profond, tu ressens une connexion avec lui, et une apprĂ©ciation pour lui. Et je ne peux pas te remercier assez de m’avoir immergĂ©, mĂȘme un tout petit peu, j’ai l’impression que ce balado devrait durer trois heures. Il y a tellement de choses Ă  dĂ©baller ici!

Marc H. Bohémier 38:43

Oui, tout comme le thĂ© d’origine unique. Tu sais, le manoomin que tu bois maintenant aura un goĂ»t diffĂ©rent de celui du manoomin que tu auras quand nous le sortirons parce que l’annĂ©e de rĂ©colte Ă©tait diffĂ©rente. Tu sais, une rĂ©colte de Camellia sinensis peut t’apporter la saveur la plus exquise dans certaines, ou certaines tonalitĂ©s ou reflets que tu diras, oh je goĂ»te ça je goĂ»te tu sais, du caramel brĂ»lĂ© ou autre, que tu peux obtenir de ce Camellia sinensis cette annĂ©e-lĂ , mais l’annĂ©e suivante, tu auras une tonalitĂ© diffĂ©rente. Nous avons donc obtenu notre manoomin original du nord-ouest de l’Ontario. Celui-ci vient du nord du Manitoba. Nous savons tout de suite, lorsque nous le goĂ»tons, qu’il a une saveur trĂšs diffĂ©rente.

Denise

Le terroir.

Marc

Ce terroir, tu goĂ»teras avec un peu de chance, ce que nous goĂ»tons est un peu plus vert, un peu plus aquatique, mais propre, tu sais, propre, mais avec une finition qui rappelle un bouillon. Tu sais que c’est un peu, on ne veut pas le mettre dans la tĂȘte des gens quand ils vont boire, mais ce riz sauvage cette annĂ©e est un peu plus marĂ©cageux. Il a un goĂ»t un peu diffĂ©rent, mais comme je l’ai dit, c’est une annĂ©e diffĂ©rente, c’est un lac diffĂ©rent et c’est une province diffĂ©rente.

Denise Atkinson 39:51

Et c’est la beautĂ© des produits sauvages. Ce ne sera pas toujours la mĂȘme chose.

Marc H. Bohémier 39:59

Oui, c’est ce qui est beau.
Et tu sais, certaines personnes aiment ça, mais nous savons que les gens du thĂ© sont aventureux. Et ils aiment, tu sais, voir ce qui va arriver l’annĂ©e prochaine. Et tu sais, qu’est-ce que c’est, la premiĂšre rĂ©colte contre la rĂ©colte d’automne contre, tu sais, la premiĂšre rĂ©colte d’un manoomin sauvage contre la troisiĂšme rĂ©colte de cette annĂ©e-lĂ . Il y a donc beaucoup de variabilitĂ©. Nous sommes donc trĂšs enthousiastes Ă  propos de ce produit.Mais pour en revenir Ă  cela, lorsque nous parlons de l’aspect commercial des peuples autochtones, j’ai toujours besoin de rappeler aux gens, parce que j’ai appris cela aussi, que les premiers entrepreneurs de l’üle de la Tortue, de ces terres, Ă©taient les peuples autochtones. Nous entendons beaucoup parler du commerce des fourrures, mais c’était les peuples autochtones qui Ă©taient au cƓur mĂȘme de la connaissance des fourrures, qui savaient oĂč aller, qui savaient comment ĂȘtre des hommes d’affaires avisĂ©s. Et Denise fait partie de ce cycle continu et Ă©mergent de peuples autochtones qui font partie de la chaĂźne de comprĂ©hension de ces terres et du commerce de produits exceptionnels. Et j’espĂšre qu’en mettant en avant le manoomin comme nous le faisons, nous montrons Ă  nouveau non seulement la polyvalence de ce grain, mais aussi celle des peuples autochtones. Pas seulement ici, mais partout, tu sais, le fait que les peuples autochtones du monde entier jouent un rĂŽle important dans tellement de choses que nous ne rĂ©alisons mĂȘme pas. Et j’espĂšre que cela mettra cela en Ă©vidence. Et de voir ici, en tant qu’individu, parce que je suis juste en train de dĂ©blatĂ©rer, mais je vais juste le dire parce que c’est vraiment important pour moi, en tant que personne non autochtone, tu sais, de rĂ©aliser que tant... Tant d’Autochtones vivent tranquillement en marge. Et tout comme le riz sauvage semblait, oh oui il est mĂ©langĂ© Ă  un certain pilaf quelque part dans une boĂźte sur une Ă©tagĂšre d’une Ă©picerie. Mais nous essayons d’apporter l’unicitĂ©, la polyvalence et l’aspect superaliment de ce produit au grand public. Et c’est ainsi que je pense que Denise joue le cĂŽtĂ© humain de cette personne unique qui est un individu parmi cette collectivitĂ©.

Marika de Vienne 42:09

Est-ce difficile, Denise, d’entendre d’autres personnes parler de toi?

Marc H. Bohémier 42:13

Je suis dans le pétrin maintenant.

Denise Atkinson 42:14

Oui. Je dis toujours ça, les gens n’ont pas besoin de savoir ça! C’est comme s’il Ă©tait toujours en train de dire aux gens Ă  quel point je suis merveilleuse. Et je suis comme...

Marc

Oui, s’il te plaüt, ne modifie pas cette partie!

Denise

Ce n’est tout simplement pas... Je pense que c’est une chose culturelle, cependant. Nous ne nous vantons pas, nous sommes juste un peu comme si tu faisais ton travail tranquillement, que c’était fait.

Marc H. Bohémier 42:33

C’est vrai, mais je suis un homme blanc qui se vante.

Denise Atkinson 42:36

Alors c’est comme ahh! Alors on se prend parfois la tĂȘte.

Marc H. Bohémier 42:39

Oui, alors elle m’en veut de dire aux gens qu’elle est une superstar!

Denise Atkinson 42:43

Tu n’as pas besoin de dire quoi que ce soit aux gens. C’est comme, tu sais?

Marc

Oui, c’est une superstar. Ne mofidie pas ça!

Marika de Vienne 42:46

Je ne le ferai pas. Je n’ai pas l’intention de le modifier parce que je pense que tu as raison. Je pense que tu sais, ĂȘtre vantard est vu comme nĂ©gatif, tu sais, et cela peut aliĂ©ner beaucoup de gens. Marc je pense que tu as Ă©tĂ© un excellent porte-parole des meilleures qualitĂ©s et de l’hĂ©ritage de Denise.

Marc

Merci. Merci, oui.

Marika

Et Denise, tu continues Ă  ĂȘtre toi-mĂȘme. Nous ne sommes pas lĂ  pour te changer. Tu continues Ă  ĂȘtre toi-mĂȘme. Mais je pense que tu dois savoir que tu as deux trĂšs grands fans avec toi en ce moment. Et nous allons le crier sur les toits, notre fiertĂ© et notre reconnaissance pour tout ce que tu as fait jusqu’à prĂ©sent.

Denise Atkinson 43:27

Miigwech. Ça veut dire « merci » en ojibwĂ©.

Marika de Vienne 43:30

Miigwech. OK, tu vois, je suis juste... mon cerveau tire si vite en ce moment que je suis juste comme ahh! L’une des choses que j’aime demander aux gens, c’est : que signifie le thĂ© pour vous? Et que signifie le manoomin pour vous dans ce cas, mais comment pensez-vous que le thĂ© rapproche les gens? Parce que nous parlons de communautĂ©, nous parlons de, tu sais, cet ingrĂ©dient, mais nous parlons aussi de s’asseoir autour d’une tasse de thĂ© et la savourer ensemble.

Denise Atkinson 44:00

Eh bien, pour moi, le thĂ© a toujours Ă©tĂ© une partie importante de ma famille. Comme nous le ferions, tu sais, que ce soit sur le terrain dans le champ de bleuets, avec une grande bouilloire de thĂ© sur un feu ouvert. Que ce soit chez mes grands-parents, assis autour de la table, Ă  rire, Ă  discuter. Le thĂ© est donc une communautĂ©, le thĂ© est une famille. Le thĂ© est comme un cĂąlin. C’est ce que c’est pour moi.

Marika

C’est magnifique.

Marc H. Bohémier 44:29

C’est comme si c’était une question d’inclusivitĂ© et tu sais, je pense qu’avec un peu de chance, ce que nous avons pu transmettre Ă  toi et Ă  tous ceux qui nous Ă©coutent, c’est que, Denise a trouvĂ© un super slogan pour notre entreprise. C’est « Pense en dehors de la thĂ©iĂšre ». La thĂ©iĂšre, ce n’est pas, tu sais, le thĂ© de l’aprĂšs-midi, le high tea ou tout ce que les gens pensent, comme avec des scones et de la confiture. Le thĂ© est dans la brousse, le thĂ© est dans ton jardin, le thĂ© est glacĂ©, il est chaud, il est tiĂšde. Si tu es en train de couper ton gazon, si tu fais marcher un tracteur, peu importe ce que tu fais. Si tu vas simplement au parc, le thĂ© peut ĂȘtre... ou faire du camping ou du canot ou quoi que tu fasses, le thĂ© peut faire partie intĂ©grante de tout. Vraiment, il s’agit de rassembler les gens, il s’agit de... Je pense que beaucoup de problĂšmes dans le monde peuvent ĂȘtre rĂ©solus autour du thĂ© et des feuilles et racines sĂ©chĂ©es ou des feuilles et racines fraĂźches. Il suffit d’y mĂ©langer quelques baies et, tu sais, jeter un peu d’eau chaude dessus, infuser Ă  froid, tout ce que tu veux faire. Si tu es adossĂ© Ă  une roue de tracteur ou tu sais, installĂ© avec ton scone et ta confiture, tu sais, le thĂ© peut faire partie de...

Denise

Le thé est pour tout le monde.

Marc

Le thĂ© peut ĂȘtre ce que tu veux qu’il soit, n’est-ce pas? Les peuples autochtones ont donnĂ© aux EuropĂ©ens, lorsqu’ils sont arrivĂ©s en AmĂ©rique du Nord, du thĂ© de thuya et du thĂ© d’aiguilles de conifĂšres, comme le thĂ© de sapin baumier, parce qu’il est plein de vitamine C. Tu sais, on pense toujours aux oranges et au scorbut. Eh bien, quand les gens sont arrivĂ©s ici, ce sont les Anishinaabe qui leur ont donnĂ© le thĂ© de thuya pour qu’ils tiennent le coup. Tu sais, une grande partie de l’histoire du Canada, une fois que les EuropĂ©ens sont arrivĂ©s, c’est que les peuples autochtones ont jouĂ© un rĂŽle Ă©norme, et le thĂ© ou les thĂ©s qu’ils avaient ici Ă©taient ceux qui soutenaient les gens, les faisaient vivre et les font vivre encore. Donc tu sais, je pense qu’il y a des choses trĂšs complexes.

Denise Atkinson 46:29

C’est complexe et pourtant simple. Prends une pincĂ©e de feuilles ou de racines et verse de l’eau dessus.

Marc H. Bohémier 46:37

C’est juste de l’eau chaude. Et tu es bien.

Marika de Vienne 46:38

Oh, vous venez tous les deux de m’enlever tellement de mots de la bouche, je ne pourrais pas ĂȘtre plus d’accord. Je veux dire, je sais que ça ressemble Ă  de la flagornerie. Mais ce n’est pas le cas, c’est juste que je suis vraiment, je suis d’accord avec tellement de points que vous venez de soulever. Je ne peux pas te remercier assez. Je sais que si je ne mets pas d’épingle pour le moment, nous allons continuer. Alors je vais mettre une Ă©pingle! Je vais continuer Ă  boire mon Manoomin Ă  l’érable. Qu’est-ce que tu as bu pendant tout ce temps?

Marc H. Bohémier 47:04

ManoominChaℱ.

Denise Atkinson 47:06

ManoominChaℱ, notre mĂ©lange original avec du thĂ© vert et du riz sauvage grillĂ©.

Marc H. Bohémier 47:11

Oui, c’est ce qui nous a donnĂ© de l’inspiration. Et je veux encore mettre une annonce, et nous voulons tous les deux mettre pour Les ThĂ©s DAVIDsTEA, et vraiment ne supprimez pas ça, s’il vous plaĂźt.

Marika

OK!

Marc

C’est une expĂ©rience formidable. Vous n’ĂȘtes pas les Dragons, juste pour dire, juste merveilleux, le dragon qui est venu nous voir est composĂ© de personnes formidables. Et, tu sais, juste vraiment de, nous avons Ă©tĂ© inclus dans chaque aspect de la crĂ©ation de ce mĂ©lange.

Denise Atkinson 47:39

Et apprendre Ă  connaĂźtre les personnes qui se cachent derriĂšre la marque a Ă©tĂ© incroyable. Tu sais, comme je le disais, c’est diversifiĂ©, c’est inclusif, c’est tout. Et sympathique et terre Ă  terre! Et c’est comme parler Ă  un ami Ă  chaque fois que nous avons des rĂ©unions, c’est tellement, tu sais, c’est juste incroyable.

Marc H. Bohémier 47:59

Et je pense que comme je l’ai dit plus tĂŽt, le mĂ©lange que nous avons crĂ©Ă©, c’est un peu comme si toutes les personnes que nous avons rencontrĂ©es Ă©taient en quelque sorte jetĂ©es dans ce sac avec elles, tu sais, avec le thĂ©.

Denise

Un mélange de nous tous.

Marc

Nous nous sommes réunis, Canadiens, Asiatiques, tu sais, qui que tu sois, nous sommes là.

Denise

Amérique du Nord.

Marc

L’AmĂ©rique du Nord, d’oĂč qu’elles viennent, tout est lĂ -dedans tu sais. Il y avait de l’huile de vanille, il y a du sucre d’érable, il y a un tas de choses lĂ -dedans. Donc c’est une sorte de, tu sais, j’espĂšre que c’est une sorte de mĂ©taphore pour notre conversation, ça a rassemblĂ© beaucoup de choses diffĂ©rentes venant de partout pour crĂ©er quelque chose de trĂšs soignĂ©. TrĂšs unique, trĂšs apaisant. Et je pense que, comme Denise l’a dit, c’est comme un gros cĂąlin, et j’espĂšre que tout le monde en tirera un gros cĂąlin.

Marika de Vienne 48:43

Merci beaucoup. Je veux dire, merci beaucoup! Je veux dire, nous avons adorĂ© travailler avec vous. Et j’adore travailler avec vous en ce moment. Mais c’est vraiment agrĂ©able Ă  entendre. Donc je, c’est ce que je pense de, tu sais, mes collĂšgues, je pense juste que c’est une Ă©quipe vraiment inclusive, extrĂȘmement diverse, je veux dire que personne ne vient du mĂȘme pays ou de la mĂȘme rĂ©gion dans ce bureau, tout le monde vient d’ailleurs, et j’ai toujours vraiment ressenti cela. Et c’est bien de savoir que vous, que vous avez ressenti cela aussi quand vous avez pu nous rencontrer un peu plus. Alors, je vais pleurer, alors je vais m’arrĂȘter. Je suis en train de pleurer, alors je vais m’arrĂȘter! TrĂšs bien, je vais continuer Ă  boire mon thĂ©. Vous continuez Ă  boire le vĂŽtre et nous revenons tout de suite.

BREAK AD 49:26

L’épisode d’aujourd’hui de Steeping Together vous est offert par Manoomin Ă  l’érable. Ce mĂ©lange de riz sauvage oh combien rĂ©confortant et oh combien grillĂ© a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© en partenariat avec Tea Horse et est notre premier thĂ© crĂ©Ă© en collaboration avec une autre entreprise de thĂ©. Avec un soupçon de vanille et une lĂ©gĂšre douceur d’érable, ce mĂ©lange rĂ©confortant a un goĂ»t tout aussi bon que le travail qu’il fait. SĂ©rieusement! Il est emballĂ© dans un sac entiĂšrement compostable, et 10 % des recettes de vente de ce thĂ© seront reversĂ©es au David Suzuki Institute pour soutenir les communautĂ©s autochtones au moyen du programme Reconciling Ways of Knowing program. Manoomin Ă  l’érable : commencez votre journĂ©e, Ă  la maniĂšre manoomin.

Marika de Vienne 50:10

Bienvenue Ă  nouveau. Il est temps de jouer Ă  « Qu’est-ce que tu bois? », le quiz oĂč nous posons Ă  nos invitĂ©s trois questions situationnelles, certaines rĂ©alistes, d’autres complĂštement farfelues, et ils doivent utiliser toute leur expĂ©rience et leur expertise pour nous dire ce qu’ils boiraient dans l’une de ces situations donnĂ©es. Denise et Mark, ĂȘtes-vous prĂȘts Ă  jouer Ă  « Qu’est-ce que tu bois? ».

Denise Atkinson + Marc 50:26

Nous sommes prĂȘts. Oh oui!

Marika de Vienne 50:29

PremiĂšre question. Tu passes la journĂ©e Ă  rendre visite Ă  tes grands-parents, tu dĂ©cides de prĂ©parer une thĂ©iĂšre pour que tout le monde le partage pendant que vous rattrapez le temps perdu. Qu’est-ce que tu bois?

Marc H. Bohémier 50:39

Oh, je suis probablement en train de boire le type de thé basic Red Rose Salada avec mes grands-parents. Désolé de le dire...

Marika

C’est bon!

Marc

Ce serait dans ma maison. Chez eux, Ă  Winnipeg, ce serait dans leur maison, quand j’étais enfant. C’est donc ce que je boirais probablement.

Marika

C’est une partie de notre histoire!

Denise Atkinson 50:57

TrĂšs, trĂšs similaire, mais dans les derniĂšres annĂ©es, c’était toujours des sachets de thĂ© Tetley dĂ©cafĂ©inĂ©. Pas seulement du Tetley, mais du Tetley dĂ©cafĂ©inĂ©. C’est la saveur du Tetley dĂ©cafĂ©inĂ© que nous buvions.

Marika de Vienne 51:15

Tu sais, cela fait partie de notre histoire en tant que Canadiens. Nous avons grandi avec ces thĂ©s. Ce sont nos premiers thĂ©s. Et pendant trĂšs longtemps, c’était le seul thĂ© qui nous Ă©tait proposĂ©. Et ce facteur de nostalgie est indĂ©niable. Et tu peux arriver avec un tas de connaissances et d’informations, mais c’est ce que tu buvais et je suis sĂ»r que cela a rendu ce moment spĂ©cial.

Denise Atkinson 51:41

Eh bien, et j’avais, je l’ai dit Ă  Marc, mon premier souvenir de boire du thĂ©, c’était quand je restais chez mes grands-parents et mon grand-pĂšre apportait toujours Ă  ma grand-mĂšre une tasse de thĂ© noir trĂšs sucrĂ©, trĂšs fort, vers 5 h 30 du matin, et elle le buvait et je devais l’essayer et j’étais tellement excitĂ©e. À l’époque, c’était probablement du Salada aussi. Mais plus tard, c’est devenu le Tetley dĂ©cafĂ©inĂ© parce que je suis vraiment passĂ©e au dĂ©cafĂ©inĂ©.

Marc H. Bohémier 52:08

Oui. Et avec nous, et ma mĂšre mettait du lait et du sucre et nous le buvions avec ça. Et je dirai mĂȘme un peu plus. Ce que je buvais avec parfois comme quand ma grand-mĂšre Ă©tait vivante. Elle nous faisait du pain maison deux fois par semaine. Alors je trempais les croĂ»tes de pain frais fait maison dans ce thĂ© doux et laiteux, le thĂ© Red Rose. Et c’était gĂ©nial.

Marika de Vienne 52:32

C’est la perfection.

Denise Atkinson 52:34

Et pour nous, c’était des biscuits Ă  l’arrow-root.

Marika de Vienne 52:39

C’est la perfection. C’est la perfection! Ce pain frais cuit au four, ces biscuits Ă  l’arrow-root. Oui, je suis Ă  bord. C’est un moment. C’est un moment inoubliable. Bravo pour la premiĂšre question! DeuxiĂšme question : tu as fait une randonnĂ©e pendant des heures et tu es Ă©puisĂ©e. Ne te mĂ©prends pas. Tu adores le plein air, et quand ton ami a proposĂ© cette randonnĂ©e, tu Ă©tais enthousiaste. Mais elle est tellement plus longue et plus intense que ce Ă  quoi tu t’attendais. Tu as trouvĂ© un bon point d’arrĂȘt pour faire une pause et prendre un verre. Qu’est-ce que tu bois?

Marc H. Bohémier 53:12

Eh bien, vas-y...

Denise Atkinson 53:13

Probablement un thĂ© vert infusĂ© Ă  froid. Oui, en Ă©tĂ©, nous avons toujours un pichet de feuilles de thĂ© infusĂ© Ă  froid, qu’il soit vert, mais je pense que dans ce scĂ©nario particulier, ce serait un bon thĂ© vert vĂ©gĂ©tal japonais.

Marc H. Bohémier 53:36

J’ai vraiment aimĂ© le bancha infusĂ© Ă  froid en Ă©tĂ©. Oui, nous le mĂ©langeons avec notre riz sauvage, alors tu sais que nous en avons beaucoup en gĂ©nĂ©ral. Mais oui, le bancha infusĂ© Ă  froid est vraiment bon.

Marika de Vienne 53:49

Oui, je suis d’accord. C’est intĂ©ressant que tu te sois concentrĂ© sur les thĂ©s verts japonais pour cette situation particuliĂšre. Je pense connaĂźtre la rĂ©ponse Ă  la raison pour laquelle tu l’as choisi, mais je vais te laisser parler. Pourquoi ton esprit est-il allĂ© lĂ  en premier?

Denise Atkinson 54:06

J’imagine la riche couleur verte, l’esthĂ©tique de la chose, mais comme je l’ai dit, le genre vĂ©gĂ©tal de l’herbe verte fraĂźche...

Marc

Désaltérant.

Denise

Oui, c’est ce que j’imagine lors d’une chaude journĂ©e de randonnĂ©e.

Marc H. Bohémier 54:24

Beaucoup d’entre eux ne sont pas trĂšs stricts. Infusion Ă  froid. Oui, il n’y a pas d’astringence dans l’infusion Ă  froid. C’est donc beaucoup plus dĂ©saltĂ©rant, et si tu y mets aussi un citron, c’est parfait.

Marika de Vienne 54:37

C’est ce que je, c’est ce que je pensais aussi. J’ai pensĂ©, genre, tu es Ă  l’extĂ©rieur. C’est trĂšs vert, et c’est tellement dĂ©saltĂ©rant que c’est bien, bien jouĂ©. Une Ă©toile d’or. Excellent! TrĂšs bien, vous ĂȘtes prĂȘts pour la derniĂšre question? Quand tu as vu l’annonce, tu n’as tout simplement pas cru que c’était possible, mais tu devais essayer au cas oĂč. Et bien sĂ»r, le thĂ© que tu bois a en quelque sorte le mĂȘme goĂ»t que toutes tes saveurs et odeurs prĂ©fĂ©rĂ©es. C’est bizarre, car tu ne pensais pas qu’ils auraient tous bon goĂ»t ensemble, mais comme par magie, c’est l’équilibre parfait de toutes les choses que tu aimes. Que bois-tu?

Denise Atkinson 55:24

TrÚs intéressant.

Marc H. Bohémier 55:25

C’est difficile. Eh bien, tu sais quoi, je peux partiellement y rĂ©pondre en disant que cela dĂ©pend de la pĂ©riode de l’annĂ©e. Parce qu’à certaines pĂ©riodes de l’annĂ©e, j’aime certains thĂ©s. Comme nous le disions, en Ă©tĂ©, ces verdures japonaises sont gĂ©niales. Mais en hiver, j’aime souvent un pu’erh, tu sais, ou un oolong vraiment foncĂ©, donc je ne sais pas, ça dĂ©pend.

Denise Atkinson 55:50

Je pense que pour moi, ce serait un chaï masala. Oui, comme avec toutes les épices et parfois le poivre noir et tu sais, toutes ces différentes saveurs riches et fortes. Oui, et ils vont tous vraiment bien ensemble.

Marc H. Bohémier 56:10

Oui, il faudrait vraiment que ce soit une sorte de mĂ©lange habituellement. Oui, mais comme je l’ai dit, je pense que la pĂ©riode de l’annĂ©e a beaucoup d’influence sur ce que je bois. Je n’aime pas les pu’erh shou en Ă©tĂ©. Je les aime quand il fait vraiment froid, et il faisait moins 33 ce matin. Alors tu sais, je n’en ai pas pris aujourd’hui, mais j’aurais pu en prendre tu sais.

Marika de Vienne 56:30

J’adore vos deux rĂ©ponses parce que oui, c’est honnĂȘtement la question la plus difficile que j’ai posĂ©e jusqu’à prĂ©sent. Et trĂšs souvent quand les gens, les gens me demandent tout le temps, je suis sĂ»re qu’ils vous le demandent tout le temps, quel est ton thĂ© prĂ©fĂ©rĂ©? Et je rĂ©ponds : « C’est Ă  quel moment de la journĂ©e? C’est Ă  quel moment de l’annĂ©e? C’est un mercredi? » Comme si j’en avais trop! Je n’ai pas de prĂ©fĂ©rence, il y a trop de facteurs en jeu, alors Marc, j’aime bien ta rĂ©ponse parce que tu es comme, ça dĂ©pend de la pĂ©riode de l’annĂ©e, je vais le sentir, ce favori fonctionne vraiment Ă  ce moment-lĂ . Et Denise la rĂ©ponse de chaĂŻ masala, trĂšs intĂ©ressante parce que chaĂŻ masala, je veux dire qu’il y a autant de chaĂŻs qu’il y a de gens sur la planĂšte.

Denise

Exactement.

Marika

Et donc tes choses prĂ©fĂ©rĂ©es, j’ai Ă©tĂ© surprise par les chaĂŻs un grand nombre de fois. Je ne suis pas une grande fan de certaines Ă©pices, mais ensuite, en combinaison avec d’autres dans la tasse, ça fonctionne d’une maniĂšre ou d’une autre comme par magie. Comme le fenouil, moi et le fenouil avons une longue et pas terrible histoire. Et donc je n’aime pas toujours, mais si tu as du fenouil, avec de la cardamome, du macis, du poivre noir, le fenouil est une douceur qui soutient le reste et n’est pas la chose qui va ressortir le plus, donc j’aime vos deux rĂ©ponses parce que ce sont probablement les rĂ©ponses que j’aurais donnĂ©es!

Marc H. Bohémier 57:50

Oui, j’ai deux choses Ă  dire : chocolat chaud et lait de poule, ça veut dire NoĂ«l, tu vois ce que je veux dire ?

Denise

Oui !

Marc

Le chocolat chaud, les soirĂ©es froides de NoĂ«l, tu sors dehors et peut-ĂȘtre que tu joues au hockey bottine quand tu es jeune et une tasse de chocolat chaud est bonne. Donc pour moi, c’est saisonnier, le lait de poule est saisonnier.

Marika de Vienne 58:09

Attends, je suis dĂ©solĂ©e. J’ai grandi dans une ville que vous connaissez, le hockey bottine? C’est quoi le hockey bottine?

Denise

Oh oui!

Marc H. Bohémier 58:14

Tu ne portes pas de patins, tu cours simplement dans la rue.

Denise

Le hockey de rue.

Marc

Le hockey de rue, avec les bottes, tu sais, on appelle ça du hockey bottine ou du hockey de rue.

Marika de Vienne 58:23

J’appelle ça le hockey bottine Ă  partir de maintenant, terminĂ©. Je ne reviendrai jamais au hockey de rue. C’est mon nouveau mot.

Marc H. Bohémier 58:30

_____ en patins, tu dois courir dans la rue. Alors on appelait ça du hockey bottine.

Marika

Joli. J’adore.

Marc

Pareil pour le thĂ©, c’est comme si les saisons changeaient et les thĂ©s aussi.

Marika de Vienne 58:46

Cela a Ă©tĂ© une joie. Cela a Ă©tĂ© une vraie joie pour moi et un vrai privilĂšge. Je vous remercie beaucoup d’avoir pris le temps de partager votre histoire. Et je sais qu’il y en a tellement plus et j’ai hĂąte d’en entendre plus et d’en apprendre plus. Si les gens veulent trouver votre site Web, trouver votre thĂ©, le ManoominChaℱ, ils n’ont qu’à aller sur teahorse.ca? J’ai la bonne adresse? OK! Oui, donc teahorse.ca pour voir votre propre genmaicha fusion nord-amĂ©ricaine de manoomin et de thĂ© vert. Nous avons le Manoomin Ă  l’érable dont nous avons parlĂ©. Nous sommes tellement honorĂ©s et fiers que vous ayez collaborĂ© avec nous et que nous puissions faire connaĂźtre cet ingrĂ©dient. D’humain Ă  humain, merci beaucoup pour cette merveilleuse conversation et ce merveilleux moment.

Denise Atkinson 59:41

Miigwech, c’était fabuleux de discuter avec toi.

Marc

Nous avons passé un bon moment, ouais miigwech, merci beaucoup. Merci beaucoup.

Marika de Vienne 59:48

Miigwech. Ça fait plaisir! Merci beaucoup. Et merci d’avoir Ă©coutĂ© l’épisode d’aujourd’hui. Si vous voulez nous faire part de vos commentaires, questions ou suggestions pour le jeu « Qu’est-ce que tu bois? », vous pouvez le faire Ă  steeping. together@davidstea.com ou sur notre site Web, davidstea.com. Passez une bonne semaine et joyeuses infusions tout le monde.

Tea Horse

Tea Horse

Ă  propos de l’invitĂ©

Aujourd’hui, nous nous entretenons avec Tea Horse, une entreprise de thĂ© fondĂ©e et dirigĂ©e par une femme autochtone, afin de nous aider Ă  mieux comprendre le riz sauvage. Tea Horse a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2017 par Denise Atkinson, qui est Anishinaabe ikwe (femme ojibwĂ©), et son partenaire Marc BohĂ©mier. SituĂ©e sur le territoire traditionnel des Anishinaabe dans le nord-ouest de l’Ontario, Tea Horse s’emploie Ă  rĂ©unir les gens au moyen de thĂ©s de grande qualitĂ© contenant du manoomin (riz sauvage en ojibwĂ©) torrĂ©fiĂ©. Qui de mieux placĂ© pour nous renseigner au sujet de ce grain ancestral vraiment unique?

Pour notre toute premiĂšre collaboration avec une autre entreprise de thĂ©, Tea Horse et Les ThĂ©s DAVIDsTEA ont fait Ă©quipe pour crĂ©er Manoomin Ă  l’érable. Nous sommes fiers d’annoncer que les recettes de la vente de ce nouveau mĂ©lange soutiennent directement le programme Reconciling Ways of Knowing du David Suzuki Institute.

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saison 2 | Ă©p. 22

on répond à
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saison 2 | Ă©p. 21

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changement positif
dans l’industrie
du thé

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changement
positif dans
l’industrie
du thé

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jenny costelloe
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chez les thés
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Nadia De La Vega
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comment faire
découvrir le thé
aux personnes
qui n'en
boivent pas

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faire des
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des lattes et
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Billy Dietz
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bĂątir une
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du thé en
ligne
inclusive

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quels sont
les mélanges
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2021?

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Jann
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qu’est-ce qui
rend le thé du
népal si bon?

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Peru Gyawali
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Qu’est-ce qui rend le thĂ© du NĂ©pal si bon?

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comment
crée-t-on
un thé?

avec Billy Dietz
Billy Dietz
avec Billy Dietz

Comment crée-t-on un thé?

Vous vous ĂȘtes dĂ©jĂ  demandĂ© comment le thĂ© Ă©tait produit? comment on s’y prenait pour lui donner un goĂ»t de dessert gourmand ou de bonbon sucrĂ©? Ne ratez pas notre balado pour le savoir!

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comment es-tu
devenu un
dégustateur de
thé professionnel?

comment es-tu
devenu un
dégustateur
de thé
professionnel?

avec Ravi Pillai
Ravi Pillai
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Comment es-tu devenu un dégustateur de thé professionnel?

PrĂ©parez votre papier et votre crayon! L’épisode d’aujourd’hui porte sur la façon d’entraĂźner votre palais, afin que vous puissiez vraiment goĂ»ter chaque aspect du thĂ© que vous buvez.

jouez
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quels sont les meilleurs ngrédients pour le sommeil?

quels sont les
meilleurs
ingrédients
pour le sommeil?

avec Celia Aceae
Celia Aceae
avec Celia Aceae

Quels sont les meilleurs ingrédients pour le sommeil?

Besoin d’une bonne nuit de sommeil? Joignez-vous Ă  nous pour tout savoir des avantages et des inconvĂ©nients des diffĂ©rents ingrĂ©dients bons pour le sommeil que l’on retrouve dans les thĂ©s et tisanes.

jouez
saison 1 | Ă©p. 2

comment
commander
du thé en
ligne?

avec Kelly Miller
Kelly Miller
avec Kelly Miller

Comment commander du thé en ligne?

Nous sommes lĂ  pour rĂ©pondre Ă  toutes vos questions sur le magasinage de thĂ© en ligne et pour vous aider Ă  trouver les thĂ©s parfaits pour vous, mĂȘme quand vous n’avez pas la possibilitĂ© de sentir ni de goĂ»ter.

jouez
saison 1 | Ă©p. 1

pourquoi
aimons-nous
tant le thé?

avec Nadia De La Vega
Nadia De La Vega
avec Nadia De La Vega

Pourquoi aimons-nous tant le thé?

Le thĂ© est la deuxiĂšme boisson la plus consommĂ©e sur la planĂšte. Savez-vous pourquoi? Apprenez-le en regardant l’épisode.

Qui est
Marika?

Marika

À propos de l'animatrice

Marika De Vienne a étudié et travaillé avec des producteurs de thé et des propriétaires de plantation de thé en Chine, avant de devenir apprentie dans le mélange du thé et des épices. Ses nombreux voyages, notamment en Thaïlande, en Indonésie et au Sri Lanka, lui ont donné une faim insatiable pour tout ce qui a trait au thé.

Comme de nombreuses personnes chez Les Thés DAVIDsTEA, Marika a un problÚme de consommation de thé. Attention, nous ne pensons pas que boire trop de thé est un problÚme, mais elle est pratiquement devenue une expérience scientifique sur la consommation de thé chez les humains...

Alors, dans le but de canaliser son obsession dans quelque chose d’un peu plus constructif, Marika anime maintenant Steeping Together, oĂč elle espĂšre susciter des conversations avec des gens de partout au monde, une tasse de thĂ© Ă  la main.

Marika De Vienne
Chef de Projets